Un dialogue politique départemental a réuni mercredi 10 décembre 2025 à Kandi différents acteurs de l’éducation. Une séance qui entre dans le cadre du Projet de Renforcement des OSC pour la recevabilité des politiques éducatives et leur mise en œuvre (PRO-RePEM) financé par le Partenariat Mondial pour l’Education (PME) grâce au Fonds Education Out Loud (EOL). Organisé par DEDRAS ONG en consortium avec Social Watch Bénin, cet atelier a permis de restituer les résultats de la collecte des données probantes réalisées sur le terrain dans l’Alibori.


Les discussions ont porté sur plusieurs thématiques ayant trait à la politique de l’Etat en matière de promotion de la scolarisation des filles et de la stratégie de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle. Il s’agit notamment de l’extension de la mesure d’exonération des frais de scolarité pour les élèves du second cycle, en particulier les filles, des transferts monétaires destinés à soutenir les ménages, ainsi que de la stratégie nationale de promotion de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle.
Le consultant chargé de la collecte, le Professeur Fabien Affo, a relevé « des avancées notables dans la progression des élèves et dans le renforcement de la scolarisation dans les communes du département ». Selon lui, les résultats montrent une dynamique encourageante en matière d’accès à l’éducation et confirment l’efficacité progressive des mesures mises en place.

Des acteurs locaux saluent les résultats et appellent à poursuivre les efforts
Pour Félix Ahouandaho, enseignant et secrétaire général de l’Observatoire Départemental de l’Éducation dans l’Alibori, les mesures ont eu un impact réel :
« Les actions menées ont permis d’améliorer les résultats scolaires et de réduire les obstacles auxquels de nombreuses familles étaient confrontées », a-t-il souligné.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation autour des filières techniques et professionnelles, devenues essentielles pour l’avenir des jeunes et les besoins du marché de l’emploi.
Dans la même dynamique, Espéra Gandonou, responsable du Service Promotion de la famille et de la protection de l’enfant à la DDASM, a rappelé que le projet a soutenu les enfants les plus vulnérables grâce à l’exonération ciblée, aux appuis financiers et aux actions de maintien scolaire.


Elle a précisé que : « Les conclusions de l’étude ont ouvert un échange franc entre les acteurs sur les forces et les faiblesses observées. L’un des défis majeurs reste la situation des garçons, qui bénéficient encore peu de certains dispositifs par rapport aux filles. »
✍️ Rachidi A. SAMON
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