Face à cette épidémie mondiale, on pointe souvent du doigt notre manque d’activité : trop de temps assis, pas assez de sport… Mais une vaste étude internationale vient bouleverser cette idée reçue : le problème ne serait pas tant le manque d’exercice… que ce que nous mettons dans notre assiette.
On brûle plus de calories qu’on ne le pense
Imaginez un chasseur-cueilleur tanzanien parcourant des kilomètres à pied chaque jour… et un cadre norvégien rivé à son ordinateur huit heures par jour. Lequel dépense le plus d’énergie ? Intuitivement, on pencherait pour le premier. Et pourtant…
L’étude américaine, publiée dans Pnas en juillet 2025, a analysé la dépense énergétique de plus de 4 200 adultes issus de 34 populations différentes à travers le monde. L’équipe de chercheurs, dirigée par Amanda McGrosky, anthropologue à l’université de Duke, a mesuré, sur une dizaine de jours, combien de calories ces personnes brûlaient au quotidien, grâce à une méthode ultra-fiable appelée « eau doublement marquée ». Continuer la lecture
Le résultat est surprenant : les habitants des pays développés brûlent en moyenne plus de calories que ceux vivant dans des sociétés traditionnelles. Non, ils ne sont pas plus paresseux. Le niveau d’activité physique est globalement stable, quel que soit le mode de vie. En clair : les habitants des pays riches bougent autant, mais prennent quand même plus de poids.
